Phu Tho Express

AVENTURE n. f. XIe siècle. Ce qui doit arriver, destin heureux ou malheureux.

vendredi 3 septembre 2010

Ensemble, c'est tout

Quand on lui a demandé cet été qu'elle serait son rêve, Thaïs a candidement répondu qu'il était réalisé : un petit frère !

Inépuisable et fanfaron, Aurélien la fait rire à gorge déployée. Complices, ils jouent à cache-cache, se livrent à des concours de galipettes et font de joyeuses courses sur le parquet ciré. Thaïs c'est la grande soeur épatante. Il la suit à la trace et l'imite en tout : il faut le voir les deux doigts enfoncés dans la bouche, tapotant sur sa tête un doudou de coton blanc. Un parfait numéro d'interprétation.

Oh bien sûr, parfois il y a aussi des cris. Notamment quand Aurélien saisit les longs cheveux de sa soeur et tire violemment (il a beaucoup, beaucoup de force), une fâcheuse habitude qui l'envoie fréquemment réfléchir au coin. Mais l'incident est vite oublié. C'est tellement chouette d'avoir un copain de jeu ; même si c'est un grand costaud qui casse tout (dernières victimes : l'écran de mon ordinateur et la veilleuse de la chambre des enfants) et se fait beaucoup entendre. Surtout si l'on considère l'étendue somme toute limitée de son vocabulaire. Toute la journée, c'est : mâmam ! (manger !), encore, coucou ! , papa, maman, kha ! (le chat, mais aussi tout chien, lapin ou crocodile), bah (le bain), awa (au revoir), sawa (ça va) et, bien sûr, Thata ! (Thaïs). Décodeur - et boules Quies - obligatoires.

Les deux larrons découvrent cette semaine le programme de la nouvelle année. Aurélien a fait la connaissance mercredi de sa nounou, Nana, et commence à comprendre que la vie ne se résume pas - quelle tristesse ! - aux vacances. La plage, on s'en dispense facilement. Mais il faut apprendre à se passer de la présence continue de maman (ou, à défaut, de papa). Dur. Quant à Thaïs, elle a découvert ce matin sa nouvelle classe (les Capucines), rencontré sa maîtresse de grande section (Patricia) et retrouvé avec effusion ses copines.

Après quelques jours maussades et précocement frais, le soleil est de retour, qui réchauffe doucement de ses derniers rayons de saison les souvenirs d'un été d'insouciance. Une nouvelle vie commence.