Quatre mois sans lumières
[Publié le 2 juin]
Que s'est-il passé en 4 mois ? En gros : rien.
Le 30 décembre, un rond-de-cuir a demandé un grigri à un gratte-papier. Après 3 semaines, le gratte-papier a pondu une circulaire qu'il a fait envoyer par la Poste. Passés 3 mois, le gratte-papier a pris acte de l'absence de réponse à sa circulaire et en a informé le rond-de-cuir par les voies officielles. L'histoire ne dit pas quelle a été la réaction de ce dernier, mais toujours est-il que ce qui le chagrinait en décembre lui convient en avril.
Rien de plus vraiment.
Bizarrement, la nouvelle est tombée comme un choc. Après l'abattement puis la colère, la résignation s'installait. Pour rester. La construction du petit bunker était déjà bien avancée. Les murs s'épaississaient chaque jour un peu plus.
Les soldats étaient dans leur casemate fortifiée quand l'armée adverse, qui campait au loin dans l'obscurité d'une longue nuit, entre indifférence et hostilité, menaçant à tout instant de les briser, a soudain disparu. Quand le jour se lève et qu'ils découvrent le champ de bataille déserté, ils clignent des yeux, hagards et n'osant trop y croire. Aveuglés, ils plissent les yeux, scrutent l'horizon et le ciel, essayant de comprendre.
Ils n'avaient pas crû revoir le jour. Pourtant, ils sont là. Ils se regardent. Quel sens donner à ce qui vient d'arriver ?
La lumière revient.
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