Phu Tho Express

AVENTURE n. f. XIe siècle. Ce qui doit arriver, destin heureux ou malheureux.

lundi 8 juin 2009

Coming sometime and maybe

Première vraie fête des mères cette année.

C'est à dire que la mairie de Paris avait supprimé d'un coup de (scie) circulaire, fête des mères et fêtes de pères dans ses crèches : trop traumatisant pour les enfants de divorcés. Sans rire. On devrait supprimer le premier mai, pour ne pas faire de peine aux chômeurs et la Toussaint pour ceux qui n'ont pas de mort à commémorer. Sans parler de ces fêtes cruelles que sont la Chandeleur (pour les allergiques aux crêpes) et Pâques (pour les chocophobes).

[Ouvrez la parenthèse : plus je fréquente les administrations, comme notre chère Mairie orwelliène, et plus je me dis que, trop souvent, elles ne sont pas la solution, mais le problème - comme disait ce bon vieux Ron. Prenez l'AFA par exemple (au hasard), même le Sénat s'en est rendu compte (quand un sénateur polissé dit "décevant", traduisez : minable, désolant, terrifiant de nullité et d'incompétence). Il leur aura quand même fallu 4 ans et le rapport Colombani pour réaliser. Quand même. Fermez la parenthèse.]

La fête des mères donc. Une semaine de messes basses, à se dire ce qui allait se passer, où on allait cacher le cadeau pour que maman ne le voit pas. Il avait fallu emmener un pot en verre vide à l'école. Le secret était bien gardé - pas une fuite, malgré les questions incessantes et perfides de ladite maman. Et puis, dimanche matin : tah la ! Dès le réveil, les cadeaux ont débarqué dans la chambre : un pot de (très bonne) confiture pomme-poire préparée par les enfants, décoré d'une belle étiquette maison, et un très joli poème récité de voix de maîtresse. Allez, je retire (presque) ce que j'ai dit sur les administrations. Et vivement la fête des pères !