Le désolant conte de Praline
Dans un lointain pays, terre d'Ubu et de Pausole
Régnait le triste ministre d'un triste roi
Qui eut, avant de sombrer dans l'oubli, l'idée folle
A sa triste épouse, de réserver une place de choix
La geôlière Praline, car c'est d'elle dont il s'agit
Fière de sa personne et pleine de sa mission
Troqua de suite pour une arrogance bien sentie
L'ignorance crasse des choses de sa fonction
Ah ! il fallait la voir, crier à tout écho
Sa haute moralité et sa grande dignité
Finis les jours mauvais et l'infâme chaos
Avec elle un temps nouveau enfin s'ouvrait
Cavalière en mots comme en diplomatie
Elle devisa, elle affirma et elle tança
Répandit tant de sottises et d'avanies
Que sans amis et fort haïe elle se trouva
Mais elle resta, avec raideur et certitude
Car dans ce lointain pays, jamais ne se dédit
Le roi qui a choisi en toute quiétude
La triste épouse de son triste commis
Un jour pourtant, l'improbable se fit vrai
Après tant de vilenies et de méfaits
Que l'indignation ne pouvait plus être ignorée
La mijaurée placée, au placard fut remisée
Et oui, tout arrive. Même dans ce pays lointain où, encore de nos jours, le mariage du népotisme et de l'incompétence engendre des aberrations administratives dignes de "La 25ème heure", acceptées par un peuple résigné - ou plutôt qui s'en fout tant qu'il n'est pas concerné. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé est bien sûr purement fortuite.
Allez ! Finie la mauvaise humeur. Je vais pouvoir recommencer à manger de la praline, moi. Encore une bonne nouvelle.



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