A Auckland, on ne parle que de cela. Enfin, on parle aussi de la coupe du monde de
rugby - un grand panneau lumineux égrènant en centre ville le compte à rebours du temps qui nous sépare de l'ouverture de la compétition. Mais dès qu'on s'approche de l'eau , et l'eau est à peu près partout, c'est la coupe de l'America qui domine. Et aucun doute, le nouveau Team New Zealand va ramener le trophée dans l'hémisphère sud. D'ailleurs, qu'est-ce qu'il fait en Suisse au juste celui-là ?

Les grands hangars qui servaient de base aux
syndicates (les équipes) de la dernière coupe montent la garde à l'entrée de Viaduct Harbour. En fait, deux sont actuellement occupés : celui de Team NZ, bien sûr, et celui d'Oracle Racing, les cousins de San Diego venus pour un entrainement d'été (ben oui, c'est l'été là bas). Des quais, pas moyens d'apercevoir une quille ou une étrave. Les bâtiments sont bien fermés et les bateaux qu'on peut entrevoir en passant une tête derrière une palissade sont couverts de grandes bâches destinées à masquer les évolutions techniques (forcément révolutionnaires) qui vont les faire gagner. Dans le golfe d'Hauraki, en revanche, on peut croiser les équipes à l'entrainement. Notamment, Oracle très actif durant notre séjour à Auckland.

Les
favoris ? A ce jour, Team NZ et Oracle sont en tête, suivis des Italiens de Luna Rossa. Les français d'Areva Challenge trainent en milieu de tableau. Pour en avoir discuté avec un skipper Kiwi, ils n'auraient aucune chance. En plus, ils viennent de se faire
gauler avec 4 photos prises à moins de 200m d'un concurrent, ce qui est clairement prohibé par la règle 11.2 du protocole de la coupe. Pour avoir oublié que la Coupe de l'America, c'est plus qu'une affaire de marins, un business d'avocats, les Frenchies pourraient bien se prendre une pénalité. Prochaine round : début avril à Valence...

Quant à moi, je me suis "contenté" d'un petit tour dans la baie sur NZL41, l'ancien Nippon Challenge de 1995 (arrivé en demi-finale) : 24m de long, 4 m d'envergure, 34,5m de mât et 320m2 de voiles, sans compter le
gennaker, de sortie pour cause de pétole. Alors que la veille, il fallait s'accrocher aux lampadaires pour ne pas s'envoler, ce jour là il n'y avait pas un souffle de vent ! Heureusement, ces bateaux n'en ont pas besoin, ou presque...
(Pour les amateur(e)s de people, le
lendemain c'était Richard Branson qui faisait le pitre sur ce même bateau, descendant du mât pour lancer une
cocktail party en l'honneur de sa nouvelle compagnie arienne dans le Pacifique.)
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